mercredi 22 décembre 2010

Liban : le trafiquant de drogue maronite Boutros Habchi était dans la voiture d'un député phalangiste

Arrestation de Boutros Habchi, dealer proche des  »Forces Libanaises », alors qu’il transportait de la cocaïne dans la voiture d’un député

Publié par jeunempl le février 23, 2010

El Nashra

La chaîne de télévision  »Al Jadeed » rapporte dans une dépêche urgente que le trafiquant de drogue, Boutros Habchi, proche des  »Forces Libanaises » a été arrêté alors qu’il transportait de la cocaïne dans la voiture du député membre du groupe parlementaire  »Forces Libanaises, Elie Kayrouz.
Source : http://mplbelgique.wordpress.com/2010/02/23/arrestation-de-boutros-habchi-dealer-proche-des-forces-libanaises-alors-quil-transportait-de-la-cocaine-dans-la-voiture-dun-depute/

Un trafiquant de drogue arrêté dans la voiture du député Keyrouz

Publié par dodzi le février 24, 2010

L’Orient le Jour

Les FSI ont publié hier en soirée un communiqué soulignant l’arrestation d’un homme, à 18 h, à Dahr el-Baïdar. Le texte indique qu’après « une filature menée durant plusieurs jours, le bureau central de lutte antistupéfiants a réussi à arrêter B.H. recherché par la justice sur base de 51 mandats d’arrêt à son encontre, relatifs notamment à des forfaits se rapportant à la drogue. L’homme, qui a été conduit au bureau central de lutte antistupéfiants, n’était pas au moment de son arrestation en possession de stupéfiants ».

La New TV avait rapporté, plus tôt en soirée, que « Boutros Habchi, militant des Forces libanaises, avait été arrêté à Dahr el-Baïdar alors qu’il était en possession de drogue et qu’il était à bord d’une voiture appartenant au député de Bécharré Élie Keyrouz ».

Le bureau de presse du député Keyrouz a publié un communiqué dénonçant la manière avec laquelle « certains médias ont rapporté l’information ». Le texte souligne que « comme le député du Liban-Nord est alité depuis plusieurs semaines suite à une intervention chirurgicale à la jambe, ses gardes du corps lui ont demandé l’autorisation de se rendre à bord de sa propre voiture ayant une plaque d’immatriculation ordinaire et non parlementaire pour prendre part à des funérailles à Deir el-Ahmar. Une fois sur place et au retour, un homme de la localité, Boutros Habchi, leur a demandé s’ils pouvaient le déposer à Beyrouth. Au barrage de Dahr el-Baïdar, les FSI ont demandé leurs papiers d’identité aux personnes à bord du véhicule. Il s’est avéré qu’il existe un ancien mandat d’arrêt relatif à une affaire de possession de drogue à l’encontre de Habchi. L’homme a été arrêté, alors que les gardes du corps de M. Keyrouz ont poursuivi leur chemin jusqu’à Beyrouth ».
Source : http://mplbelgique.wordpress.com/2010/02/24/un-trafiquant-de-drogue-arrete-dans-la-voiture-du-depute-keyrouz/

dimanche 19 décembre 2010

Le criminel de guerre maronite Samir Geagea et les divers trafics levantins

Monde 24/06/1995 à 05h57
La chute d'un seigneur de la guerre du Liban. Accusé de massacres, Samir Geagea, ancien chef des Forces libanaises, attend le verdict de la justice.

BOLTANSKI Christophe

La justice libanaise doit rendre aujourd'hui son verdict dans le

procès intenté contre Samir Geagea, ancien chef de la milice chrétienne des Forces libanaises, et accusé d'avoir organisé le meurtre, en octobre 1990, d'un de ses principaux rivaux dans le camp chrétien, Dany Chamoun, massacré avec toute sa famille. Geagea, qui fut un des plus puissants seigneurs de la guerre, apparus à la faveur de la guerre civile libanaise, dénonce depuis le début du procès un coup monté, destiné à l'abattre, en raison de son opposition à la mainmise de la Syrie sur le Liban.

Le 13 juin 1978, un groupe de 300 miliciens chrétiens se lancent à l'assaut d'Ehdene, la résidence d'été de l'ancien chef de l'Etat libanais Suleiman Frangié. Au cours des combats, son fils Tony Frangié, 36 ans, l'épouse de ce dernier, Véra, 32 ans, leur fille Jehane, tout juste trois ans, la femme de chambre et le chauffeur, sont tués. C'est Béchir Gémayel, chef de la milice des Forces libanaises, qui a ordonné l'attaque pour «punir» les penchants prosyriens des Frangié, un grand clan chrétien du Nord. Pour diriger l'opération, il a choisi un jeune interne en médecine, fils d'un caporal, déjà baptisé El-Hakim, le «Docteur», par ses compagnons d'armes: Samir Geagea. Les deux organisateurs de la tuerie expliqueront par la suite qu'ils ignoraient la présence de l'héritier du clan Frangié à l'intérieur du palais. Samir Geagea, blessé dès les premiers échanges de tirs, ne dissimule guère le sort qu'il réservait à Tony: «De toute façon, il ne pouvait pas manquer de se faire tuer, un jour ou l'autre», expliquera-t-il plus tard (1).

La chute d'Ehdene frappe le pays de stupeur. Pour la première fois, des chefs chrétiens se massacrent entre eux. Avec ce bain de sang, Samir Geagea lie son destin à celui de Béchir Gémayel. Quand le second réussit à s'imposer comme le principal leader maronite, Geagea devient naturellement son chef militaire. Béchir, en tant que cadet des Gémayel, sait qu'il doit bousculer la tradition s'il veut parvenir à ses fins. Pour s'emparer des Phalanges, le vieux parti fondé par son père dans les années 30 sur le modèle des mouvements fascistes européens, le jeune Béchir a créé en 1976 sa propre milice: les Forces libanaises (FL). Geagea en devient naturellement le chef militaire. En août 1982, Béchir est élu président de la République, à l'ombre des chars israéliens entrés dans le pays. Mais trois semaines plus tard, il meurt dans un attentat à la bombe.

Sa disparition laisse les miliciens maronites orphelins. Amine Gemayel succède à son frère. Il se fait élire chef d'Etat. Mais il se méfie des FL, qui le lui rendent bien. Dans le même temps, les Israéliens, après avoir occupé Beyrouth, tentent de s'extirper du bourbier libanais. En septembre 1983, ils évacuent presque sans prévenir la montagne du Chouf, laissant face à face chrétiens et druzes. Les Forces libanaises, arrivées dans les fourgons de l'ennemi, ont rompu par leurs exactions le fragile équilibre confessionnel qui avait survécu à la guerre. A la tête de ses hommes, Samir Geagea tente de défendre la localité de Deir el-Kmar, face aux combattants druzes de Walid Joumblatt, puis décroche. Les chrétiens du Chouf fuient en masse. Après ceux de la montagne, c'est au tour des chrétiens du littoral de prendre le chemin de l'exil.

Le fossé se creuse entre Amine Gémayel et Samir Geagea, chacun rendant l'autre responsable de la perte des régions chrétiennes du Sud. En 1985, la rupture est consommée. Le président ordonne la réouverture de la route côtière, au nord de Beyrouth, et la suppression du barrage de Barbara tenu par les hommes de Geagea. Ce poste militaire commande l'accès aux ports clandestins par où transitent armes, drogues, et marchandises (2). Au passage, les miliciens prélèvent leur dîme. Samir Geagea refuse d'obtempérer. Il est exclu de la direction des Phalanges. Le 12 mars 1985, il se soulève, avec l'aide d'un vieux routier de la politique libanaise, Karim Pakradouni, et d'Elie Hobeika, chef des renseignements des FL et responsable des massacres contre les Palestiniens des camps de Sabra et Chatila. En quelques heures, et sans coup férir, le triumvirat conquiert les Forces libanaises. Un an plus tard, Elie Hobeika, qui fraye avec la Syrie, est évincé (3).

Débarrassé de ses rivaux, Samir Geagea devient alors un des plus puissants seigneurs de la guerre du Liban. Il transforme sa milice en une véritable armée. Il acquiert une immense fortune grâce aux taxes qu'il prélève d'un bout à l'autre du «Marounistan» (le pays maronite). Surtout, il sait réinvestir son trésor de guerre dans de nombreuses sociétés prospères. Il contrôle la chaîne de télévision la plus regardée, LBC (Lebanese Broadcasting Corporation), ainsi qu'une radio, la Voix du Liban. Pour parfaire son image de moine-soldat, il aime citer Teilhard de Chardin et rêve à haute voix d'un mini-Etat chrétien. Mais Amine Gemayel, en fin de mandat, nomme Premier ministre à titre provisoire le général Michel Aoun, chef d'état-major de l'armée. Non reconnu par les leaders musulmans, il cohabite difficilement dans le réduit chrétien avec Samir Geagea. Des échauffourées éclatent entre l'armée et les FL.

En 1989, le général Aoun lance sa «guerre de libération nationale» contre l'occupant syrien. Samir Geagea se rallie d'abord à son combat, puis le «lâche» en adhèrant aux accords conclus par les députés libanais à Taëf (Arabie saoudite) afin de mettre fin à la guerre civile. Ce revirement plonge le camp chrétien dans une terrible guerre fratricide. De Jounieh à Beyrouth-Est, l'armée et les FL s'affrontent à l'arme lourde. Des familles se déchirent. La blessure ne se refermera jamais. En octobre 1990, la Syrie porte l'estocade au général Aoun. Quelques jours après sa chute, un de ses principaux alliés chrétiens, Dany Chamoun, fils de l'ancien président Camille Chamoun, est assassiné avec sa femme et ses deux enfants. Samir Geagea semble être sorti vainqueur de la guerre. A part lui, tous les principaux dirigeants chrétiens sont morts ou en exil.

Il refuse pourtant, contrairement aux autres seigneurs de la guerre, de rentrer dans le gouvernement et s'érige en principal opposant à la mainmise syrienne sur le pays. En février 1994, une bombe explose dans une église au nord de Beyrouth: les autorités accusent les FL. Samir Geagea est emprisonné et son parti dissous. La justice exhume, malgré l'amnistie, d'autres dossiers contre le «Docteur», notamment le meurtre de Dany Chamoun. A l'issue d'une instruction expéditive, au cours de laquelle plusieurs inculpés diront avoir été torturés, Samir Geagea est traduit en procès devant une Haute Cour de justice. L'affaire de l'Eglise se dégonfle rapidement, mais l'accusation de meurtre contre Chamoun demeure, et risque de marquer la fin du dernier seigneur de la guerre libanais.

(1) La guerre de Mille ans, par Jonathan Randal. Grasset, 1984.

(2) Guerres maronites, par Régina Sneifer-Perri. L'Harmattan, 1995.

(3) Le Piège, par Karim Pakradouni. Grasset, 1991.
Source : http://www.liberation.fr/monde/0101145710-la-chute-d-un-seigneur-de-la-guerre-du-liban-accuse-de-massacres-samir-geagea-ancien-chef-des-forces-libanaises-attend-le-verdict-de-la-justice

Ramallah : une chrétienne palestinienne victime d'un crime d'honneur de la part de son père

Murdered in name of family honour

Chris McGreal in Ramallah reports on a rise in killings of Palestinian women

    * The Guardian, Thursday 23 June 2005 00.01 BST
    * Article history

Faten Habash's father wept as he assured his daughter there would be no more beatings, no more threats to her life and that she was free to marry the man she loved, even if he was a Muslim. All he asked was that Faten return home.

Hassan Habash even gave his word to an emissary from a Bedouin tribe traditionally brought in to mediate in matters of family honour, a commitment regarded as sacrosanct in Palestinian society. But the next weekend, as Faten watched a Boy Scouts parade from the balcony of her Ramallah home, the 22-year-old Christian Palestinian was dragged into the living room and bludgeoned to death with an iron bar. Her father was arrested for the murder.

"He gave me his word she would not be harmed," said Ibrahim Abu Dahouq, the Bedouin mediator. "He was crying and begging her to come home. They were even telling me that for their daughter to leave their house as a bride would be an honour for them. We never believed that love would lead to death in this ugly way."

Two days later, another ritual of killing unfolded a few miles away in Jerusalem.

Maher Shakirat summoned three of his sisters to discuss a family uproar after one of them, Rudaina, was thrown out by her husband for an alleged affair. Maher listened to Rudaina's denials, and her sisters' pleas that they were not covering up the affair. Then he forced the three women to drink bleach before strangling Rudaina, who was eight months pregnant. The other sisters tried to flee but Maher caught and strangled Amani, 20. The third, Leila, escaped but was badly injured by the bleach.

Maher, a bus driver in his 30s, is in hiding but his parents were arrested for allegedly ordering the murders and his wife was detained as an accomplice. As he was taken into custody, Rudaina's father, Amin, was asked why his daughters were killed. "Because they dishonoured the family," he said. "A married woman who goes with another man isn't good."

The murders of Faten Habash and the Shakirat sisters last month were the latest in a series of brutal "honour killings" that have shaken the Palestinian community over recent weeks. The deaths have prompted demands for a change to laws inherited from the days of Jordanian rule that deem all women to be "minors" under the authority of male relatives and that provide a maximum of six months in prison for killings in defence of "family honour."

But those calls have met with resistance in parliament where religious Palestinian MPs argue that reform will lead to a collapse in the moral fabric of society. According to the Palestinian women's affairs ministry, 20 girls and women were murdered in honour killings last year and about 50 committed suicide - often under coercion - for "shaming" the family through sex outside marriage, refusing an arranged marriage or seeking a divorce. Another 15 women survived attempts to kill them.

The ministry says that dozens of other killings are covered up each year. "We had one woman of 26 who was certified as dying of old age," said Maha Abu Dayyeh Shamas, director of the Women's Centre for Legal Aid and Counselling. "Putting 'falling into well' on the death certificate is very common. We find that the women were strangled and then dumped in the well."

Faten Habash's murder was unusual because she came from the Christian minority in the Palestinian territories. Her desire to marry a young Muslim, Samer Hamis, so infuriated her family that the couple decided to elope to Jordan.

Faten's father enlisted the family priest to stop his daughter on the grounds that, even though she was 22, all women are legally regarded as minors under the authority of their male relatives. The Palestinian authorities returned Faten to her home where she was beaten and her pelvis broken as she was either thrown from a window or jumped trying to escape. She spent six weeks in hospital. She sought protection under an ancient Bedouin formula for resolving disputes, known as Tanebeh. Abu Dahouq, a lawyer for the Dawakuk tribe, negotiated with the Habash family.

Mr Dahouq said: "Faten believed she had received a guarantee of security." Two days later she was murdered. "This family had no honour, no manners, no ethics," he said. "And the girl was as honourable as could be. All she wanted to do was marry this man she loved. I think the people in her church also have responsibility for this killing. They told this family that their daughter brought shame, so that makes them part of the crime."

The family priest, Father Ibrahim Hijazin, declined to talk about Faten's killing other than to say he called the Palestinian authorities to prevent her from reaching Jordan. But he says other families would have reacted as hers did. "There is no interfaith marriage among Arabs. Catholics here are Christian by faith and Muslim by culture, and in this community it is forbidden for Christians to marry Muslims. It's not good. It's a tribal mentality. I don't accept it, but it is the culture," he said.

After Faten's murder, several hundred Palestinian women held a vigil in Ramallah to demand an end to honour killings.

The Palestinian women's affairs minister, Zuhaira Kamal, called for a change to the law to allow women over 18 to marry without the consent of a male relative and reform of the old Jordanian legislation that frees the killers after a few months. But MPs have resisted the move.

"They're very traditional there," said Mrs Abu Dayyeh Shamas. "They say these are our traditions, that a man who is in a moment of anger is driven to do these things. It gives a message to the community that you can kill without punishment. We have a lot of complaints from women that their husbands are having affairs. We ask these MPs if they think these women should be allowed to kill their husbands. They can't answer that question."

Although honour killings have a long history in Palestinian society, women's rights groups say the rise in these murders cannot be separated from the resurgent violence of the past four years of the Israeli-Palestinian conflict. "Things are breaking down because of the changing relationship between men and women. Increased numbers of women are the main source of income while her husband sits around. That is the kiss of death for that family," said Mrs Abu Dayyeh Shamas.

"Men feel they have lost their dignity and that they can somehow restore it by upholding the family's honour. We've noticed recent cases are much more violent in nature; attempts to kill, rape, incest. There is an incredible amount of incest."

Amira Abu Hanhan Qaoud murdered her daughter, Rafayda, because she became pregnant after being raped by two of her brothers.

"My daughter fell over and broke her knee. I took her to hospital and there the doctor told me she was pregnant. So I killed her. It's as simple as that," said Mrs Qaoud on her doorstep in Ramallah. Mrs Qaoud waited until the baby was born and given up for adoption. Then she presented her 22 year-old daughter with a razor blade and told her to slash her wrists.

She refused so her mother pulled a plastic bag over her head, sliced her wrists and beat her head with a stick. The brothers were sentenced to 10 years for the rape. Mrs Qaoud spent two years in prison for killing her daughter. She has purged her home of all pictures of her older children, and declines to discuss the killing, saying all she wants is to forget about it.

The repercussions of Faten Habash's murder are still being felt; the man she loved is in protective custody after threats from the Habash family.

The Bedouin mediator says the Habashes have dishonoured his tribe by breaching the pledge that Faten would not be harmed. "The crime is not against the girl, the crime is against our family," said Mr Abu Dahouq. "Since they have broken their word, we have the right to retaliate. There will be a reaction for betraying their religion and betraying us."
Source : http://www.guardian.co.uk/world/2005/jun/23/israel

mercredi 15 décembre 2010

L'Armée du Sud-Liban (à dominance maronite) et le trafic de drogue

Hassane Makhlouf, Culture et trafic de drogue au Liban, Paris, L'Harmattan, 1994, p. 142 :

"Dans la région du Liban sud, des chaînes de trafic des stupéfiants furent organisées entre le Liban et Israël. Les trafiquants se trouvaient aussi dans les rangs des milices de l'Armée du sud Liban coopérant avec Israël, et un laboratoire pour la production de l'héroïne fut construit à Marjéoun au sud.

Les stupéfiants étaient transportés vers Israël par l'intermédiaire des blindés de l'Armée Israélienne, comme le précise le journal "Yadohot Aharanot", ce qui entraîna les responsables de ce pays à décider le retrait de leur armée du Liban très vite."

Pour rappel : Les Maronites et le trafic de drogue

Sydney : les DK's Boys, un gang libanais sanguinaire dirigé successivement par deux Maronites

End of a violent era
Les Kennedy
May 9, 2010

The last chapter is about to be written in the bloody tale of ''DK's Boys'' - the drug gang that killed its own boss, Danny Karam.

It could have gone on to rule Kings Cross had it not self-combusted in a gunfight with police in a tennis court at White City in December, 1998. Its new leader, Michael Kanaan, was badly wounded.

On May 28 Saleh Jamal, 35, will be sentenced in Parramatta District Court as the only gang member to be prosecuted over the infamous drive-by shooting at Lakemba police station in November 1998.

Originally Kanaan was also charged over the attack in which bullets from semi-automatic pistols passed through the station's foyer window, narrowly missing five officers. One round struck a computer screen on the front counter but the case against Kanaan was dropped.

Jamal fled to Lebanon, where he was subsequently arrested and jailed for passport and terrorism offences.

In October 2006 he was extradited to Sydney, where he was convicted, with Kanaan, for shooting a man at Greenacre in 1998. Last November Jamal was found guilty of shooting with intent to cause grievous bodily harm to officers at the Lakemba police station.

Kanaan is in Goulburn jail's Supermax, serving three terms of life plus 50 years for killing Karam and the murders in July 1998, of Adam Wright, 23, Michael Hurle, 24, and the attempted murder of a third man at Five Dock.

Before Karam's ambush murder by his own drug runners outside a Surry Hills gang safe house in December, 1998, Kanaan was alleged by police in court to have led the gang in two other drive-by shootings - on the EP1 night club in Kings Cross (formerly The Tunnel - then promoted by John Ibrahim), and a shoot-up of Eveleigh Street, Redfern.

Those charges against him and other gang members were later dropped by the Director of Public Prosecutions.

After the White City shoot-out, police alleged in court that ''DK's Boys'' were involved in a war with a rival Kings Cross crime syndicate.

Police alleged Kanaan and two other gang members set out that night to kill Ibrahim's long-term lieutenant, ''Tongan'' Sam Ngata, as a ruse make other drug figures think Ngata murdered their boss.
Source : http://www.smh.com.au/nsw/end-of-a-violent-era-20100508-uku4.html

La biographie du meurtrier maronite Michael Kanaan (successeur de Danny Karam, fondateur maronite du gang en question) : http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Kanaan

mardi 14 décembre 2010

Suède : une bande de jeunes violeurs assyro-chaldéens à Södertälje

Sweden: Christian rape gang?


Earlier this month Swedish news reported about a rape gang which systematically raped girls in Södertälje.


Four young men appeared in court on Thursday charged with involvement in a series of gang rapes in Södertälje in eastern Sweden.


A total of seven young men between the ages of 19 and 23 are being held in custody for the rapes.


The men are believed to belong to a network of several smaller groups who have systematically raped young women and girls in the town.


Six of them have been charged and four of them stood trial in Södertälje district court on Thursday for aggravated rape, among other charges, in one of the four cases.


The girls have said the men took turns raping them while the others held them down, newspaper Länstidningen Södertälje reports.


(more)

Source: The Local (English)


Södertälje has a very large community of Assyrian Christians, and more recently Iraqis.  According to one Swedish newspaper, all the rapists belonged to the same association and worked in restaurants, where they met the girls.  Some are Swedish citizens and some are facing extradition.  (SV)  In other words, they are not ethnically Swedish.

Swedish blog Politisk Inkorrect, suspecting they are Assyrians, dug deep and discovered the names of the rapists (SV).   Apparently, they are all Iraqi and some needed an Arabic translator in court.  However, it seemed to me quite unlikely that Muslims have started naming their children after the Christian apostles.  And indeed, according to Assyrian/Syrian forums in Sweden, the rapists are all Iraqi Christians, though there is still a discussion as to what specific ethnic group they belong to.  As for the girls who were raped, I saw some claims that a couple were Assyrian, but other claims that they were all Swedish.

Generally I don't report about crimes committed by non-Muslims, as they're out of the scope of this blog.  However, since it is quite easy to jump to conclusions and assume all immigrants are Muslim, I thought this is worthy of posting.
 Source : http://islamineurope.blogspot.com/2009/04/sweden-christian-rape-gang.html

Les noms des violeurs en question :
* Ibrahim Ramaz Philip, born 1985. Iraqi citizen. Address Södertälje.
* Markus Milad Naji, born 1989. Swedish citizen. Address Södertälje.
* Pols Mihka Simon, born 1986. Iraqi citizen. Address Södertälje.
* Asfar Sanar Soheil Salim, born 1990. Swedish citizen. Address Södertälje.
* Shabo Savio Najeb, born 1988. Unknown citizen. Address unknown.
* Rahim Soulaka Mark, born 1986. Iraqi citizen. Address Södertälje.
Source : http://worldreviewer.wordpress.com/2009/04/30/childrapists-convicted/

En effet, il n'y a guère de doute possible (le prénom Ibrahim n'est d'ailleurs que la version arabe d'Abraham, prophète biblique).

Gangstérisme assyro-chaldéen à Sydney

Assyrian gang leader linked to murder

By Justin Norrie Police Reporter
April 11, 2006
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ONE of the state's most wanted murder suspects is linked to the shooting of a 21-year-old Greenfield Park man on Sunday night, police believe.

Ramon Youmaran, wanted for the 2002 shooting murder of a man outside a Sefton hotel and linked to a fatal drive-by shooting outside Fairfield's Babylon Cafe in October, is a person of interest in the police inquiry into the shooting of Ashoor Audisho.

Youmaran, 27, is the alleged leader of the "dlasthr" gang, an Assyrian crime syndicate whose members wear a distinctive clenched fist tattoo across their backs with the letters AK or "dlasthr".

"He is still running criminal operations in the Fairfield area after evading police in a high-speed pursuit in February," said Detective Superintendent Henney, who heads Task Force Gain, set up to tackle gun violence among Middle Eastern gangs.

Mr Audisho, an Iraqi-born man of Assyrian descent, had been a DJ at the Assyrian Australian Association Nineveh Sports and Community Club at Edensor Park. Staff told the Herald he left unexpectedly before 6pm after taking a call on his mobile phone. Yesterday detectives took the names of people who had signed into the club on Sunday.

Mr Audisho, who police said had no criminal record and who was not carrying a weapon, was shot three times after being confronted by three men of Middle Eastern appearance in Hamilton Road, Fairfield West. He died later at Liverpool Hospital.

Witnesses reported "seeing the three men … argue with the victim and then heard shots fired. Those three men then left the vicinity in a black Jeep Cherokee," Superintendent Henney said.

Police were searching for links to the drive-by attack at the Babylon Cafe in late October. Mr Audisho's killing was not related to the murders of Bassam Chami, 26, a boxer, and his friend Ibrahim Assad, 27, who were shot dead in Granville on March 29.

"We're not looking at gangs connected to that [Granville], but we are looking at the operations of criminal gangs in the Fairfield area and shootings dating back some time," Superintendent Henney said.

On Sunday night police executed a search warrant at a home in Edensor Park, seizing a car, which is undergoing forensic analysis. No arrests were made but investigators have spoken to a man and two women, who they say are helping with inquiries.

Superintendent Henney said police had not identified the people Mr Audisho had been with before his shooting.

Local Assyrians, who did not wish to be identified, said the victim was a respected member of his local church, St Zaia Cathedral in West Hoxton Park.
Source : http://www.smh.com.au/news/national/assyrian-gang-leader-linked-to-murder/2006/04/10/1144521269860.html

Pour en savoir plus sur ce gang assyro-chaldéen nommé "Dlasthr" : http://en.wikipedia.org/wiki/Dlasthr

Egypte : un musulman victime d'un crime d'honneur de la part de son beau-frère copte

Muslim Victim Of Christian Honour Killing Buried Today
Oct.09, 2008 in Christianity, Crime

Earlier on in the week I reported on the case of Mariam Atef Khilla an Egyptian Coptic Christian who had converted to Islam three years earlier and married a Muslim man. Her brother Rami Atef Khella tried to convince her unsuccessfully to divorce her Muslim husband . When she refused Rami Atef Khella broke into her Cairo apartment and sprayed his sister and her family with gun-fire.In the resulting carnage Ahmed Saleh, Mariam’s husband was killed.

Ahmed Saleh’s funeral was conducted today and his wife Mariam Atef Khilla and daughter 18-month daughter Nora remain hospitalised in a serious condition:

“Hundreds lined up for the funeral of a Muslim man killed by his Christian brother-in-law, which was held amid tight security Wednesday night.

Security forces shut off the street from both ends and ordered the closure of all the shops lining the funeral’s pathway.

Ahmed Saleh was killed by his wife’s brother Rami Atef Khella, 28, who was angered by his sister’s conversion to Islam three years earlier. Khella also shot his sister, Miriam, 25, and the couple’s 18-month daughter, Nora, who are in critical condition in the hospital.

The shooting occurred in the suburb of Al-Ameriya Tuesday when Khella cut the electricity of Ibrahim Abdulrahman street causing a blackout before descending on the couple’s apartment and opening fire on the family.

Khella was arrested in the early hours of Wednesday morning and confessed to the killing. He stated that his father and uncle did not participate in the actual crime, but it was his uncle, Raafat Khella, who drove him away from the scene after waiting for him in a car at the end of the road.

The accused told police that he had purchased the gun used in the crime after failing to convince his sister to divorce Saleh.

AFP had reported that “Khella had been searching for his sister for about two years, after she left her home province with her Muslim husband and came to Cairo.”

Saleh’s father told Al-Dostour newspaper, “I want justice for my son because he did nothing wrong. All he was guilty of was marrying the woman he loved.”

He added that after his son married Miriam her family threatened to kill them which caused him to report the affair to the state security apparatus, which made Miriam’s family sign an affidavit to not come near her or her husband.” (Source: Daily Egypt News)
Source : http://islam-west.com/2008/10/muslim-victim-of-christian-honour.html

lundi 29 novembre 2010

Les chrétiens d'Orient : victimes ou massacreurs ?

Chypriotes grecs :

Chypre : massacre de 100 Turcs lors de la "Semaine noire" (décembre 1963).

Dohni/Taşkent : massacre de 85 Turcs de ce village (1974).

Arméniens :

Bagdad : massacre des musulmans par les soldats arméniens dans les rangs mongols (1258).

Anatolie :

Zeytun : soulèvement meurtrier tuant plusieurs milliers de musulmans (1895).

Van : soulèvement meurtrier tuant 500 musulmans (1896).

Zeytun : soulèvement meurtrier (1914).

Van : massacres (1915-1916) avant et pendant l'occupation par l'armée russe.

Erzurum : massacres (1916).

Muş : massacres (1915-1916).

Bitlis : massacres (1915-1916).

Trabzon : massacres (1916).

Kars : massacre des Turcs du village de Küçük Çatma (1918).

Igdir : massacre des Turcs du village d'Oba (1918).

Erzurum : massacres (1919-1921).

Caucase :

Caucase : massacres d'Azéris (1905-1907).

Bakou : pogroms contre les Azéris (mars-avril 1918).

Gandja : violences contre les Azéris (novembre 1988).

Haut-Karabakh : 30.000 Azéris tués par les forces arméniennes depuis 1989.

Khodjaly : massacre de 600 habitants du village azéri (1992).

Maronites :

Beyrouth : massacre de 110 musulmans (décembre 1975), suivi de celui de 200 autres civils musulmans lors du "Samedi noir".

Dbayeh : massacre des Palestiniens (chrétiens) de ce camp (1976).

La Quarantaine : massacre de 100 Palestiniens du quartier de Beyrouth (1976).

Jisr al Basha et Tel al-Zaatar : massacres des Palestiniens de ces deux camps (1976).

Sabra et Chatila : massacres de 3.000 Palestiniens de ces deux camps (1982).

District d'Aley : massacres de familles druzes dans les villages de Kfarmatta et d'Abey (1983).

Assyro-Chaldéens :

Amadia : répression des Kurdes du district par l'Assyrian Levies (1918).

Kirkouk : massacre de 50 Turcomans de la ville par l'Assyrian Levies (1924).

mardi 9 novembre 2010

En finir avec la vision idyllique du Liban chrétien

Bruno Etienne, L'Islamisme radical, Paris, Le Livre de Poche, 1987, p. 242-245 :

"Il faut en effet rappeler, parce que les Français ont, me semble-t-il, une vision un peu idyllique d'un Liban chrétien démocratique, toute la haine qui a déferlé sur ce pays depuis des décennies... Qui a tué Bechir Gemayel ? Pourquoi ? Son père (Pierre) avait fondé les Phalanges sur le modèle... de la jeunesse allemande dont il avait pu admirer la discipline aux Jeux olympiques de Berlin... La milice de Camille Chamoun est liquidée en 1980 par Bechir Gemayel...

(...) quand on sait que le plus sanguinaire de tous, Soleiman Frangié, a fait venir les Syriens (il y a plus de quarante ans maintenant !) pour sauver les Chrétiens ?... Pour prendre le pouvoir, il a célébré une « messe sanglante » au cours de laquelle tous ses concurrents périrent... Il aurait dû mieux lire l'Evangile : « Celui qui tue par l'épée périra par l'épée... » En l'occurrence, son fils et une trentaine de ses partisans furent à leur tour massacrés par les Phalangistes en juin 1978. (...)

Pour comprendre l'émergence du groupe Amal et ses dissidences, il faut remonter à quelques années en arrière, et plus particulièrement au fait que la population palestinienne et libano-chiite, mélangée dans les zones d'émigration de Beyrouth Sud-Est ou dans le fameux camp de Tell-el-Zaatar, fournissait une main-d'oeuvre à bon marché pour l'industrie libanaise. J'ai quelque mal à entonner le concert des nations sur le soi-disant fameux « miracle libanais », pour lequel sont rarement fournies des explications claires autres que celles d'une essence particulière et spécifique au capitalisme libanais ; il me semble qu'il doit bien y avoir quelque part extorsion d'un surplus de même qu'il y a une belle exploitation des Palestiniens dans le Golfe..."

mardi 26 octobre 2010

Egypte : la pratique primitive de l'excision chez les Coptes

"L’excision n’est pas liée à l’islam en Egypte, puisqu’elle est identiquement pratiquée chez les coptes chrétiens. Pour certains chercheurs, son apparition est antérieure au monothéisme."

Source : http://spark.pagesperso-orange.fr/excision.html

Consternante arriération culturelle des Coptes

Les coptes changent de confession pour divorcer

Article d'Al-Ahram Hebdo, par

Mirande Youssef

Une question qui bat toujours son plein et qui, jusqu’à présent, n’a trouvé de solution : le statut personnel copte, régissant les questions de mariage et de divorce et autres liens. A l’initiative des trois principales Eglises, à savoir orthodoxe, catholique et protestante, en 1978, un projet de loi comprenant 146 clauses, traitant de sujets tels que le divorce, la garde des enfants et les pensions. Or, depuis sa proposition, le projet attend d’être promulgué. Actuellement, l’Eglise copte orthodoxe n’autorise le divorce qu’en cas d’adultère. Mais la nouveauté dans le texte en question est que la conception de l’adultère y est élargie. Par exemple, la prise en flagrant délit n’est plus requise comme unique preuve d’adultère. L’adultère est admis dans d’autres cas de figure, comme par exemple la contamination par certaines maladies sexuelles. « La nécessité de promulguer ce projet de loi est que les chrétiens n’ont pas, jusqu’à présent, de législation qui réglemente les affaires du statut personnel, ce qui les pousse parfois à changer de confession pour pouvoir recourir aux lois musulmanes. Conséquence : l’Eglise refuse d’appliquer les verdicts des tribunaux, causant ainsi une grande confusion », explique Naguib Ghobrial, l’un des deux avocats qui ont intenté le procès. 

La seule référence régissant le statut personnel des chrétiens était une loi adoptée en 1938 par le conseil communautaire de l’Eglise copte orthodoxe, qui autorisait le divorce dans neuf cas de figure, dont l’adultère, le changement de rite ou de confession, la contraction d’une maladie grave par l’un des époux, l’emprisonnement de l’un des époux, l’homosexualité, l’absence de l’un des époux pour une durée qui dépasse 5 ans et l’agression physique sur l’épouse. « Le problème est que l’Eglise copte orthodoxe sous le pape Kyrollos VI, (1958-1970) et son successeur, le pape Chénouda III, a refusé de reconnaître cette législation du fait que, selon elle, les conditions du divorce ne sont pas toutes conformes aux consignes de l’Evangile », assure le père Morqos Aziz, de l’église Moallaqa, au Vieux-Caire.

En l’absence d’une loi régissant le statut personnel et face à l’intransigeance de l’Eglise en matière de divorce, de nombreux coptes changent de confession et demandent à bénéficier des lois musulmanes, comme la loi du kholea (qui donne à l’épouse le droit de divorcer à condition de renoncer à ses droits financiers). Le problème avec ce projet de statut personnel est qu’il peut être difficilement concilié avec la charia. « Une des clauses en question est celle qui donne le droit aux femmes dont les maris se sont convertis à l’islam d’obtenir le divorce. Alors que conformément à la charia, un homme musulman peut épouser une femme chrétienne ». Autre clause controversée est celle qui donne aux enfants dont le père s’est converti à l’islam le droit de garder leur confession d’origine jusqu’à l’âge de 15 ans après laquelle ils ont le droit de choisir entre les deux religions.

Or, selon la charia, les enfants mineurs suivent la religion du père. « Cette clause est très dangereuse car même si les enfants devenus musulmans suivant leur père, choisissent à l’âge de 15 ans de revenir à leur confession d’origine, ils sont considérés selon la charia comme étant des apostats », explique Youssef Sidhom, rédacteur en chef de l’hebdomadaire chrétien Watani.

Pour certains, la solution est de faire adopter un projet unifié pour tous les citoyens qui soit basé sur la citoyenneté. De l’autre côté de la barre, le député islamiste Akram Al-Chaër ne voit aucun inconvénient à ce que les chrétiens promulguent une loi qui les concerne. « Avant les années 1950, il y avait des tribunaux mixtes spéciaux pour les étrangers qui vivaient en Egypte. Ces tribunaux tranchaient les affaires selon les législations relatives aux pays de ces étrangers. Il n’y a aucun problème que les chrétiens jouissent de ce droit », assure Al-Chaër

Il en est de même pour le camp des droits de l’homme qui soutient les chrétiens dans leurs efforts. « La clause de la Constitution qui stipule que la charia est la source de toute législation concerne uniquement les musulmans. Les chrétiens ont le droit d’avoir leur propre statut qui correspond à leurs consignes religieuses. C’est leur simple droit », conclut Hafez Abou-Seada, président de l’Organisation égyptienne pour les droits de l’homme .
Source : http://ffje.unblog.fr/2008/12/27/les-coptes-changent-de-confession-pour-divorcer/

Racisme anti-arméniens chez les Maronites

Poussée raciste anti-arménienne des phalangistes libanais
par Thierry Meyssan*
Le parti phalangiste libanais d’Amine Gemayel a lancé une campagne anti-arménienne à laquelle les différentes composantes de la coalition gouvernementale se sont joins. La presse européenne, qui refuse de considérer les Phalanges pour ce qu’elles sont —c’est-à-dire un parti fasciste— et ne voit en elles que des alliés de « l’Occident », se tait. C’est d’autant plus lâche que les Libanais d’origine arménienne sont aujourd’hui les plus ardents défenseurs des principes républicains dans la communauté chrétienne.
10 août 2007
L’enjeu des élections partielles qui viennent de se dérouler le 5 août 2007 au Liban dépassait largement la simple désignation de deux députés : elles mettent en cause le fonctionnement des institutions dans cette période trouble, elles déterminent les rapports de force pour l’élection présidentielle à venir dans deux mois, et elles ont donné lieu à une vive poussée raciste anti-arméniens parmi les phalangistes.
Le gouvernement Siniora, qui se maintient au pouvoir en violation de la Constitution, avait illégalement convoqué deux élections législatives partielles pour remplacer les députés Walid Eido et Pierre Gemayel, tous deux assassinés. Logiquement, l’opposition aurait dû boycotter les deux scrutins, mais elle ne boycotta que celui de Beyrouth et décida d’utiliser celui de Metn pour évaluer les rapports de force au sein de la communauté chrétienne dans une circonscription presque uniquement chrétienne. Elle présenta donc un candidat inconnu du grand public, le docteur Camille Khouri, un médecin de campagne, étant entendu qu’il considérait lui-même la convocation électorale illégale et n’entendait pas siéger à l’Assemblée nationale s’il était élu. De son côté, la coalition gouvernementale présenta son meilleur candidat : l’ancien président de la République et président suprême à vie des Phalanges, Amine Gémayel, pour succéder à son fils.
Au-delà des liens claniques qui ont lourdement pesé sur le scrutin, les électeurs devaient choisir entre deux options politiques : d’un côté les Phalanges, favorables à un Liban exclusivement dominé par les chrétiens et allié à Israël contre les musulmans ; de l’autre le Courant patriotique du général Michel Aoun, favorable à un Liban laïque dans lequel tous puissent vivre également en paix sans tenir compte des appartenances communautaires.
C’est en définitive l’outsider Camille Khouri qui l’a emporté d’une courte tête. Cette gifle assénée au président d’honneur des Phalanges dans la circonscription historique de son clan met fin à son espoir d’être une nouvelle fois président du Liban. D’autant qu’Amine Gemayel avait personnalisé au maximum sa campagne accusant ceux qui ne voteraient pas pour lui de faire le jeu des assassins de son fils.
L’analyse sociologique et les celle des résultats électoraux font apparaître des choix différents parmi les chrétiens selon leurs Églises. Les maronites (c’est-à-dire des catholiques de rite oriental), qui représentent la moitié des chrétiens du Liban, auraient voté à 56 % pour le projet des Phalanges et à 44 % pour celui de l’opposition. Les fidèles de diverses autres Églises orientales, représentant un quart des chrétiens du Liban, auraient voté seulement à 42 % pour les Phalanges et à 58 % pour l’opposition. Les Libanais d’origine arménienne de l’Église apostolique orthodoxe, représentant le dernier quart des chrétiens du Liban auraient voté seulement à 20 % pour les Phalanges et à 80 % pour l’opposition.
En d’autres termes, les maronites seraient majoritairement favorables à un Liban où les chrétiens domineraient les musulmans, tandis que les chrétiens des autres Églises orientales seraient inversement favorables à un Liban laïque et républicain. Parmi ceux-ci, les plus attachés à la paix civile sont les citoyens d’origine arménienne, dont les familles sont arrivées au Liban en 1915 pour fuir le génocide.
Encore faut-il nuancer cette présentation des choses en soulignant que le vote arménien n’est pas un vote communautaire puisque cette communauté est divisée en trois partis défendant des idées politiques distinctes. Le Ramgavar (centre droit) apelait à voter Gemayel, tandis que le Henchak (centre gauche) et le puissant Tachnag (gauche libérale) appelaient à voter Khouri.
De son côté, la Phalange (en arabe Kataëb) fut créée en 1936 par Pierre Gémayel (le grand-père) dans l’esprit anti-républicain de la Phalange espagnole de José Antonio Primo de Rivera. Ces deux formations sont les deux derniers partis fascistes historiques toujours en activité, sans interruption depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, car s’ils étaient idéologiquement liés à l’Axe, ils ne participèrent pas à ses combats.
Même s’ils évitent d’en faire la publicité, les phalangistes restent partisans d’un pouvoir autoritaire qui assure la domination d’une élite maronite sur le reste de la population et entretiennent un culte de la violence. Ainsi, encore en janvier 2005, Pierre Gémayel (le petit-fils assassiné) fit l’éloge de la supériorité de la « race maronite » lors d’une réunion des Phalanges [1].
En 1948, lors de l’exode des Palestiniens fuyant les massacres en Israël, les Phalanges développèrent un racisme anti-Palestiniens qui culmina, en 1982, avec le massacre de Sabra et Chatila. Animées par la même logique, les Phalanges ont réagi au scrutin de dimanche par une diatribe anti-Tachnag (le parti arménien d’opposition), qui s’est vite transformée en poussée raciste anti-Arméniens dans laquelle elles ont entraîné leurs alliés.
Le soir même du scrutin, le président suprême à vie des Phalanges Amine Gemayel, accompagné du criminel de guerre Samir Geagea, tenta de rejeter le résultat du scrutin en déclarant qu’il avait été truqué par le parti Tachnag et que ses membres auraient des comptes à leur rendre. Il ne pouvait guère en dire plus, vu que le président exécutif des Phalanges, Karim Pakradouni, est lui-même d’origine arménienne.
Mais le pas fut vite franchi. Le lundi soir, au journal télévisé de la chaîne gouvernementale LBC, le chef du Parti socialiste progressiste et membre de l’Internationale socialiste, Walid Joumblatt [2], déclara que : « Les Arméniens doivent savoir que les Libanais ont droit à l’autodétermination ». Une manière brutale d’exclure les Libanais d’origine arménienne de la communauté nationale, bien que leurs familles soient arrivées au Liban avant que celui-ci ne soit indépendant. Dans la foulée, Nassib Lahoud, candidat à la présidence de la République soutenu par les États-Unis et l’Arabie saoudite, déclara que « Les Arméniens n’auraient pas dû intervenir dans un conflit entre chrétiens », insinuant que les Libanais orthodoxes d’origine arménienne ne seraient ni Libanais, ni chrétiens. Tandis que Gabriel Murr, patron de la chaîne de télévision MTV, déclara brutalement : « Ces Arméniens fraîchement naturalisés ont foutu la merde dans l’équilibre interne de notre pays ».

Les jours qui ont suivi ont été marqués par de nombreuses intervention des républicains en défense de leurs concitoyens d’origine arménienne, notamment celles du général Michel Aoun, de l’ancien député Mikhaël Daher, de l’ancien ministre Michel Murr (frère du précédent), et du prince Talal, président du Parti démocratique druze. Pour calmer le jeu, Amine Gemayel a rendu une visite au catholicos Aram Ier, primat de l’Église apostolique arménienne au Liban. Au Metn, des mesures ont été prises par les milices des partis républicains pour assurer la sécurité des Libanais d’origine arménienne.
Source : http://www.voltairenet.org/article150689.html

vendredi 3 septembre 2010

Les Maronites et le trafic de drogue

Hassane Makhlouf, Culture et trafic de drogue au Liban, Paris, L'Harmattan, 1994, p. 145 :

"(...) nous constatons que la drogue, dont la culture connut une forte extension durant la guerre, a joué un rôle très important dans la prolongation de cette dernière et dans la vie politique du Liban. Ainsi, les libanais, chrétiens et musulmans, ont-ils participé et profité directement ou indirectement de ces activités illicites que sont la culture et le trafic des stupéfiants. Chacun avait ses raisons : les Chrétiens par peur pour leur avenir au Liban et pour avoir les moyens de se défendre (...)."

jeudi 19 août 2010

Le crime d'honneur, une tradition méconnue des chrétiens d'Orient

"Les chiffres sont révélateurs. Au Liban entre 1995 et 1998, Il y a eu 36 jugements sur des crimes d’honneur. Toutes les victimes étaient des femmes. Tous les assassins, des hommes, autant de chrétiens que de musulmans, qui ont bénéficié de circonstances atténuantes. Ils ont tous fini par purger quelques mois de prison puis ont été relâchés."

Source : http://liban.viabloga.com/news/le-crime-dit-d-honneur

"Partant d’un fait divers: le meurtre d’une jeune chrétienne jordanienne par son frère de 16 ans, pour cause de son mariage avec un musulman, Géraldine Chatelard essaye d’expliquer ce qu’il est convenu d’appeler un «crime d’honneur». La première explication qui se présente à l’esprit est le fait qu’un musulman pouvant épouser une chrétienne, alors qu’un chrétien ne peut épouser une musulmane (à moins qu’il se convertisse à l’islam), la communauté chrétienne risque de diminuer par le mariage de ses filles avec des musulmans (étant donné que la religion des enfants à naître sera celle du père). Mais pour G.C. l’inégalité de statut entre chrétiens et musulmans ne suffit pas à expliquer les crimes d’honneur (entre 25 et 50) qui sont commis chaque année en Jordanie. Elle constate, en effet, que musulmans et chrétiens jordaniens partagent la même culture tribale fondée sur l’honneur des hommes et que les chrétiens, malgré une certaine occidentalisation, ne remettent pas en cause l’organisation patriarcale de la famille, régie par le droit coutumier tribal qui transcende à la fois le droit musulman et le droit ecclésiastique. En conclusion, G.C. estime que la possibilité offerte aux chrétiens jordaniens d’invoquer l’honneur des hommes devant les tribunaux civils, les fait apparaître comme égaux aux musulmans."

Source : http://www.ifao.egnet.net/bcai/21/22/

"Les crimes d'honneur sont prévalents dans les pays de culture musulmane. Ce n'est pourtant pas dans l'Islam qu'il faut trouver la justification de leur pratique et de leur impunité. En Jordanie, on les trouve pareillement chez les musulmans et les chrétiens. A commencer par le mariage, les règles de comportement féminin édictés par les hommes sont des révélateurs de tensions sociales, en particuliers celles concernant les relations entre groupes religieux et lignagers, qui trouvent leur origine dans un ordre social patriarcal."

Source : http://ifporient.academia.edu/G%C3%A9raldineChatelard/Papers/98601/Honneur-chr%C3%A9tien-et-f%C3%A9minit%C3%A9--ou-le-mariage-%C3%A0-la-jordanienne

"Les prêtres n'admettent pas volontiers auprès des interlocuteurs extérieurs que les crimes dits "d'honneur" soient une pratique existant aussi dans leur communauté. Les curés latins disent qu'ils sont le fait des orthodoxes, et vice versa. C'est l'image de la communauté qui est en jeu, et sa "modernité"."

Source : http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/35/68/72/PDF/These_G._Chatelard.pdf

(p. 155, note 275)