lundi 29 novembre 2010

Les chrétiens d'Orient : victimes ou massacreurs ?

Chypriotes grecs :

Chypre : massacre de 100 Turcs lors de la "Semaine noire" (décembre 1963).

Dohni/Taşkent : massacre de 85 Turcs de ce village (1974).

Arméniens :

Bagdad : massacre des musulmans par les soldats arméniens dans les rangs mongols (1258).

Anatolie :

Zeytun : soulèvement meurtrier tuant plusieurs milliers de musulmans (1895).

Van : soulèvement meurtrier tuant 500 musulmans (1896).

Zeytun : soulèvement meurtrier (1914).

Van : massacres (1915-1916) avant et pendant l'occupation par l'armée russe.

Erzurum : massacres (1916).

Muş : massacres (1915-1916).

Bitlis : massacres (1915-1916).

Trabzon : massacres (1916).

Kars : massacre des Turcs du village de Küçük Çatma (1918).

Igdir : massacre des Turcs du village d'Oba (1918).

Erzurum : massacres (1919-1921).

Caucase :

Caucase : massacres d'Azéris (1905-1907).

Bakou : pogroms contre les Azéris (mars-avril 1918).

Gandja : violences contre les Azéris (novembre 1988).

Haut-Karabakh : 30.000 Azéris tués par les forces arméniennes depuis 1989.

Khodjaly : massacre de 600 habitants du village azéri (1992).

Maronites :

Beyrouth : massacre de 110 musulmans (décembre 1975), suivi de celui de 200 autres civils musulmans lors du "Samedi noir".

Dbayeh : massacre des Palestiniens (chrétiens) de ce camp (1976).

La Quarantaine : massacre de 100 Palestiniens du quartier de Beyrouth (1976).

Jisr al Basha et Tel al-Zaatar : massacres des Palestiniens de ces deux camps (1976).

Sabra et Chatila : massacres de 3.000 Palestiniens de ces deux camps (1982).

District d'Aley : massacres de familles druzes dans les villages de Kfarmatta et d'Abey (1983).

Assyro-Chaldéens :

Amadia : répression des Kurdes du district par l'Assyrian Levies (1918).

Kirkouk : massacre de 50 Turcomans de la ville par l'Assyrian Levies (1924).

mardi 9 novembre 2010

En finir avec la vision idyllique du Liban chrétien

Bruno Etienne, L'Islamisme radical, Paris, Le Livre de Poche, 1987, p. 242-245 :

"Il faut en effet rappeler, parce que les Français ont, me semble-t-il, une vision un peu idyllique d'un Liban chrétien démocratique, toute la haine qui a déferlé sur ce pays depuis des décennies... Qui a tué Bechir Gemayel ? Pourquoi ? Son père (Pierre) avait fondé les Phalanges sur le modèle... de la jeunesse allemande dont il avait pu admirer la discipline aux Jeux olympiques de Berlin... La milice de Camille Chamoun est liquidée en 1980 par Bechir Gemayel...

(...) quand on sait que le plus sanguinaire de tous, Soleiman Frangié, a fait venir les Syriens (il y a plus de quarante ans maintenant !) pour sauver les Chrétiens ?... Pour prendre le pouvoir, il a célébré une « messe sanglante » au cours de laquelle tous ses concurrents périrent... Il aurait dû mieux lire l'Evangile : « Celui qui tue par l'épée périra par l'épée... » En l'occurrence, son fils et une trentaine de ses partisans furent à leur tour massacrés par les Phalangistes en juin 1978. (...)

Pour comprendre l'émergence du groupe Amal et ses dissidences, il faut remonter à quelques années en arrière, et plus particulièrement au fait que la population palestinienne et libano-chiite, mélangée dans les zones d'émigration de Beyrouth Sud-Est ou dans le fameux camp de Tell-el-Zaatar, fournissait une main-d'oeuvre à bon marché pour l'industrie libanaise. J'ai quelque mal à entonner le concert des nations sur le soi-disant fameux « miracle libanais », pour lequel sont rarement fournies des explications claires autres que celles d'une essence particulière et spécifique au capitalisme libanais ; il me semble qu'il doit bien y avoir quelque part extorsion d'un surplus de même qu'il y a une belle exploitation des Palestiniens dans le Golfe..."