lundi 5 septembre 2011

Le christianisme assyro-chaldéen/syriaque à Mardin

Jean-Paul Roux, Un choc de religions : la longue guerre de l'islam et de la chrétienté, 622-2007, Paris, Fayard, 2007, p. 394-395, note 8 du chapitre XVIII :

"La disparition du christianisme est particulièrement remarquable dans une province comme celle de Mardin en Turquie : elle peut découler de la mésentente qui règne entre les diverses Eglises, du grand isolement d'une communauté très sollicitée par l'Occident, et encore de l'insécurité due à l'insurrection kurde. Pourtant, en décembre 2006, la consécration d'un évêque syriaque dans cette province peut être un magnifique signe de résurrection dans le Sud-Est anatolien. On y parle de retours d'exil, de conversions. La cérémonie a au moins donné le spectacle d'une réelle fraternité entre les Eglises et d'un concours de fidèles venus des pays voisins et du bout du monde."

Voir également : Sud-est de la Turquie : le gouvernement turc tente de protéger les chrétiens de Tur Abdin des attaques kurdes (notamment du PKK et du Hizbullah kurde)

vendredi 2 septembre 2011

Les persécutions des Araméens et des Coptes par les Byzantins

Robert Mantran, L'expansion musulmane (VIIe-XIe siècles), Paris, PUF, 1979, p. 103-104 :

"Entre la Syrie et la basse Mésopotamie s'étendait la Mésopotamie proprement dite, alors encore aux mains des Byzantins. Là aussi ceux-ci étaient en difficulté : la population araméenne, de religion monophysite, était persécutée par les Grecs ; des Arabes étaient venus s'y établir ; si bien que les conquérants musulmans furent accueillis sans hostilité. (...)

En 628, les Grecs avaient repris l'Egypte aux Sassanides et l'empereur Héraclius en avait donné le commandement au patriarche d'Alexandrie, Cyrus. Or la province était en proie à de profondes dissensions, car la population, copte dans une large majorité, supportait mal l'oppression religieuse du patriarche qui voulait la ramener dans le giron de l'Eglise orthodoxe ; en outre elle était accablée par les agents du gouvernement qui percevaient sur elle au maximum impôts et blé destiné au ravitaillement de Constantinople. Aussi l'arrivée des Arabes fut-elle, comme en Syrie, accueillie favorablement."